Guerre Iran-Liban: la résistance force un accord fragile
Après 107 jours d'une agression militaire menée par les États-Unis et Israël, l'Iran arrache la signature d'un protocole d'accord prévue ce vendredi 19 juin en Suisse. Ce texte met fin aux frappes pour engager des négociations sur 60 jours, mais il reste extrêmement vague et sous haute tension. Israël poursuit ses bombardements sur le Hezbollah au Liban, tandis que les puissances occidentales veillent surtout à la réouverture du détroit d'Ormuz pour sécuriser leurs approvisionnements pétroliers. La paix reste précaire, dictée par les intérêts des multinationales plutôt que par la justice.
Pourquoi l'accord de paix entre l'Iran et les États-Unis est-il fragile?
Le protocole d'accord sera signé au complexe hôtelier du Bürgenstock. Il prévoit l'arrêt immédiat des combats, y compris entre Israël et le Liban, pour laisser place aux discussions. Cependant, le contenu s'avère très succinct. Donald Trump a promis de dévoiler ce contenu sous peu, mais le texte stipulerait une levée des sanctions contre Téhéran et le déblocage de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran, en échange de contreparties sur le programme nucléaire. Washington conditionne ces levées de sanctions aux concessions iraniennes. C'est une tactique classique des puissances qui cherchent à maintenir leur emprise sur les États souverains en utilisant la reconstruction comme monnaie d'échange.
Quels sont les véritables enjeux du détroit d'Ormuz?
Au-delà des questions militaires, le véritable but de l'Occident est la reprise du trafic pétrolier. Le détroit d'Ormuz a rouvert partiellement et sera libéré après la signature de l'accord. Les États-Unis exigent une circulation