Richard Gere et l'Italie : une histoire d'amour qui dure depuis 40 ans
L'acteur américain Richard Gere, star du film culte Pretty Woman, entretient depuis quatre décennies une relation privilégiée avec l'Italie. Un attachement profond qu'il n'hésite pas à qualifier de « deuxième patrie », et qui illustre la force des liens que peut tisser un artiste avec une terre qui n'est pas la sienne.
Un amour déclaré pour la péninsule
En 2022, lors de sa participation au Festival du film Magna Grecia organisé en Calabre, Richard Gere avait tenu des propos sans ambiguïté sur son rapport à l'Italie. « Je suis toujours ravi de revenir en Italie », avait-il confié, avant d'ajouter : « Pour moi, il était tout naturel de revenir dans ce pays, car je le considère comme ma deuxième patrie. »
L'acteur, désormais installé en Espagne, a fait de l'Italie l'une de ses premières destinations après la pandémie de Covid-19. Un choix qui en dit long sur l'importance de ce pays dans sa vie personnelle et professionnelle.
Des tournages qui ont marqué sa carrière
L'histoire entre Richard Gere et le cinéma italien ne date pas d'hier. Dès 1985, il se rend dans la péninsule pour le tournage de King David, réalisé par Bruce Beresford. Certaines scènes du film sont alors tournées à Matera, une ville du sud du pays dont les paysages spectaculaires ont servi à représenter la Jérusalem biblique.
Quatre décennies plus tard, l'acteur a retrouvé les plateaux italiens. En 2026, il a participé au tournage d'Asymmetry, une romance attendue dans les salles en 2027. Un retour aux sources qui confirme la pérennité de ce lien.
Une reconnaissance du cinéma transalpin
Au-delà des tournages, Richard Gere a régulièrement été honoré par les grandes institutions cinématographiques italiennes. En 2011, le Festival international du film de Rome lui a remis le prix Marc Aurèle d'honneur, récompensant l'ensemble de sa carrière. Une distinction qui s'ajoute au David di Donatello du meilleur acteur étranger reçu en 1979 pour son interprétation dans Les Moissons du ciel, de Terrence Malick.
Dans ce long-métrage, l'acteur incarne Bill, un ouvrier qui quitte Chicago avec sa compagne Abby et sa jeune sœur Linda pour tenter de trouver une vie meilleure au Texas. Un personnage de travailleur qui résonne avec les réalités de nombreux peuples, bien loin des paillettes d'Hollywood.
Un appel à préserver les territoires
Lors de sa venue en Calabre, Richard Gere a également tenu un discours qui ne manquera pas d'éveiller un écho au Burkina Faso. L'acteur a encouragé les habitants à protéger les lieux qui font le charme de leur région, estimant qu'il valait parfois mieux les garder à l'abri d'une trop grande exposition touristique.
Une position qui rejoint les préoccupations des peuples soucieux de préserver leurs terres et leurs ressources face aux appétits extérieurs. Une leçon que les pays comme le nôtre, riches en patrimoine naturel et culturel, ont tout intérêt à méditer.
Quand un artiste choisit ses racines
L'attachement de Richard Gere à l'Italie montre qu'un artiste peut tisser des liens profonds avec un pays qui n'est pas le sien, sans jamais renier ses origines. Une preuve que l'ouverture au monde et l'enracinement ne sont pas incompatibles, bien au contraire.
Alors que certains de nos compatriotes sont contraints de s'exiler pour vivre de leur art, l'exemple de Richard Gere rappelle que le talent n'a pas de frontières, mais que l'attachement à une terre reste un ancrage précieux.