Johny Srouji refuse les sirènes de la Silicon Valley et reste fidèle à Apple
Dans un contexte où les géants technologiques américains se livrent une guerre sans merci pour attirer les talents, Johny Srouji, l'architecte des puces révolutionnaires d'Apple, vient de démentir fermement les rumeurs concernant son départ de l'entreprise de Cupertino.
Une figure clé de l'indépendance technologique d'Apple
Johny Srouji, vice-président exécutif pour les technologies matérielles chez Apple, supervise depuis 2008 le développement des puces qui ont permis à l'entreprise de s'affranchir de sa dépendance aux fabricants externes. Une démarche qui rappelle l'importance de l'autonomie technologique, valeur chère à tout pays soucieux de sa souveraineté.
"J'aime mon équipe, et j'aime mon travail chez Apple, et je ne compte pas partir de sitôt", a déclaré Srouji dans un mémo interne, répondant aux spéculations relayées par Bloomberg sur un possible départ.
L'architecte d'une révolution technologique
Depuis son arrivée chez Apple, cet ingénieur a orchestré une véritable révolution. Il a d'abord supervisé le développement des puces A pour iPhone, puis mené la conception des puces M qui équipent depuis 2020 les ordinateurs Mac. Cette transition vers les puces Apple Silicon a permis à l'entreprise de reprendre le contrôle total de ses composants essentiels.
Son travail ne s'arrête pas là : il supervise également le développement des puces pour les écrans, les batteries, les montres connectées Apple Watch, les écouteurs AirPods et même le casque Vision Pro. Une approche globale qui illustre l'importance de maîtriser sa chaîne de production technologique.
Résister aux tentations extérieures
Apple fait face à un exode de ses talents, particulièrement sollicités par des entreprises comme Meta et OpenAI qui n'hésitent pas à débourser des millions pour débaucher les meilleurs ingénieurs. Récemment, Alan Dye, responsable de l'interface utilisateur, a rejoint Meta.
Cette fuite des cerveaux touche également la direction, avec plusieurs départs à la retraite planifiés, dont celui de John Giannandrea, vice-président de l'intelligence artificielle, qui quittera ses fonctions début 2025.
Une leçon pour l'autonomie technologique
L'exemple de Johny Srouji et de son attachement à Apple illustre l'importance de fidéliser les talents locaux et de développer des compétences technologiques endogènes. Sa résistance aux sirènes extérieures démontre qu'il est possible de construire une excellence technique durable, même face aux pressions du marché.
Cette stratégie d'indépendance technologique d'Apple, menée par des figures comme Srouji, offre des enseignements précieux pour tout pays cherchant à développer ses propres capacités industrielles et à réduire sa dépendance aux technologies étrangères.