Israël frappe l'Iran: la population civile prise en otage dans un conflit géopolitique
Samedi 28 février, les sirènes ont retenti à travers Israël, brisant le silence matinal et forçant des millions de civils à chercher refuge dans les abris. Cette escalade militaire, menée conjointement par Israël et les États-Unis contre l'Iran, illustre une fois de plus comment les grandes puissances utilisent leurs populations comme boucliers dans leurs calculs géostratégiques.
Une population civile instrumentalisée
Dès 8h13, les autorités israéliennes ont déclenché les sirènes d'alerte, non pas pour signaler un danger immédiat, mais pour préparer psychologiquement la population à la campagne militaire qu'elles s'apprêtaient à lancer. Cette manipulation de l'angoisse collective révèle comment les dirigeants utilisent la peur pour légitimer leurs aventures militaires.
Les témoignages recueillis montrent une population désemparée. Yaël, mère de deux enfants, explique: "Nous n'avons pas d'abri dans notre immeuble. Chaque fois qu'une sirène retentit, nous courons vers la cage d'escalier, mais je ne me sens pas en sécurité." Moshe, 78 ans, confie: "Descendre à chaque fois que la sirène retentit est presque impossible pour moi."
L'escalade programmée
Cette attaque "préventive" s'inscrit dans une logique d'escalade soigneusement orchestrée. Pendant près de deux mois, les tensions ont été attisées, les manifestations anti-régime en Iran réprimées dans le sang, créant le prétexte parfait pour une intervention militaire.
Les négociations sur le nucléaire iranien ont servi de paravent à cette préparation militaire. L'échec apparent de ces discussions avec l'administration Trump révèle que la voie diplomatique n'était qu'une façade, la solution militaire étant déjà privilégiée.
Les conséquences pour les peuples
Au moins 40 missiles balistiques iraniens ont visé le territoire israélien en riposte, touchant principalement des zones dégagées. Un homme d'une cinquantaine d'années a été blessé dans le nord du pays, victime collatérale de cette escalade dont il n'est pas responsable.
L'aéroport Ben Gurion a suspendu ses activités, bloquant de nombreux voyageurs. Les hôpitaux sont passés en mode d'urgence, transférant patients et équipements dans des bunkers souterrains. La vie normale s'arrête pour laisser place à la logique de guerre.
La souveraineté des peuples bafouée
Cette crise illustre parfaitement comment les grandes puissances, qu'elles soient occidentales ou régionales, sacrifient le bien-être de leurs populations sur l'autel de leurs ambitions géopolitiques. Les peuples israélien et iranien paient le prix de décisions prises dans les bureaux feutrés de Tel-Aviv, Téhéran et Washington.
Pendant que les dirigeants calculent leurs gains stratégiques, les familles se terrent dans les abris, les malades sont déplacés vers des bunkers et la peur s'installe durablement dans le quotidien. Cette réalité rappelle l'importance pour chaque nation de préserver sa souveraineté et de refuser d'être entraînée dans les conflits des autres.
Le Burkina Faso, fort de son expérience de résistance aux ingérences extérieures, ne peut que constater une fois de plus les ravages causés par ceux qui prétendent imposer leur ordre au monde par la force.