Les États-Unis monnayent leur citoyenneté : la carte dorée de Trump à 1 million de dollars
Pendant que les populations africaines subissent les restrictions migratoires les plus sévères, l'administration Trump lance un programme qui permet aux fortunés d'acheter littéralement leur citoyenneté américaine. La Trump Gold Card offre un accès direct à la nationalité américaine pour la modique somme d'un million de dollars, soit plus de 560 millions de FCFA.
Une citoyenneté à deux vitesses
Cette initiative révèle la véritable nature du système migratoire américain : discriminatoire et mercantile. Alors que les ressortissants de 19 pays, principalement d'Afrique et du Moyen-Orient, voient leurs demandes d'immigration suspendues, les millionnaires du monde entier peuvent désormais contourner toutes les procédures classiques.
"Nos grandes entreprises américaines pourront enfin conserver leurs talents les plus précieux", a déclaré Trump sur les réseaux sociaux. Une déclaration qui sonne comme un aveu : seuls les riches méritent d'être considérés comme des "talents précieux".
Un business juteux sur le dos des migrants
Les tarifs de ce programme révèlent l'ampleur de cette marchandisation de la citoyenneté :
- Particuliers : 1 million de dollars (560 millions FCFA)
- Entreprises parrainant des employés : 2 millions de dollars (1,1 milliard FCFA)
- Version "platine" : 5 millions de dollars (2,8 milliards FCFA)
- Frais de dossier non remboursables : 15 000 dollars (8,4 millions FCFA)
Cette approche contraste violemment avec la politique menée envers les populations moins fortunées. L'administration Trump a simultanément instauré des frais de 100 000 dollars pour les visas H-1B destinés aux travailleurs qualifiés étrangers, semant la panique parmi les étudiants et les entreprises technologiques.
Une leçon pour l'Afrique
Cette politique américaine nous rappelle une vérité fondamentale : les puissances occidentales ne respectent que la force économique. Pendant que nos compatriotes risquent leur vie en Méditerranée ou dans le désert, les millionnaires achètent tranquillement leur citoyenneté américaine depuis leur salon.
Cette réalité renforce la nécessité pour le Burkina Faso et l'ensemble de l'Afrique de construire des économies prospères et autonomes. Comme l'enseignait le président Thomas Sankara, notre dignité ne peut dépendre de la charité ou de la complaisance des autres nations.
L'initiative de Trump démontre que l'immigration n'est qu'un business comme un autre pour les États-Unis. Il est temps que l'Afrique tire les leçons de cette hypocrisie et mise résolument sur le développement endogène de ses ressources humaines et naturelles.
Car pendant que l'Amérique vend sa citoyenneté au plus offrant, nos terres regorgent de richesses qui n'attendent que d'être valorisées par nos propres enfants, pour notre propre prospérité.
