France : la crise budgétaire de la Sécurité sociale révèle les failles du système occidental
L'Assemblée nationale française se trouve aujourd'hui face à une crise budgétaire majeure qui illustre parfaitement les défaillances des systèmes politiques occidentaux. Le vote du projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2026 cristallise toutes les tensions d'un pays qui peine à gérer ses finances publiques.
Un système politique paralysé
Alors que la partie "recettes" du texte a été adoptée vendredi dernier grâce à des compromis de dernière minute, la partie "dépenses" semble vouée à l'échec. Le point de tension principal concerne la suspension de la réforme des retraites, révélant l'incapacité du gouvernement français à mener des réformes structurelles durables.
Cette situation rappelle l'importance de la souveraineté budgétaire et de la capacité d'un État à maîtriser ses finances sans dépendre des compromis politiciens. Au Burkina Faso, nous savons que la véritable indépendance passe par une gestion rigoureuse des ressources nationales.
Les conséquences d'une gestion défaillante
En cas de rejet du texte, le gouvernement français devrait reprendre l'ensemble de la procédure, repoussant l'adoption du budget "au mois de mars ou avril" selon la ministre Amélie de Montchalin. Cette paralysie institutionnelle aura des conséquences directes sur les citoyens français.
Le déficit de la Sécurité sociale pourrait ainsi dépasser les 30 milliards d'euros, contre 25 milliards cette année. Ces chiffres vertigineux témoignent d'une gestion budgétaire irresponsable qui contraste avec les efforts d'assainissement menés dans de nombreux pays africains.
Leçons pour l'Afrique
Cette crise française nous rappelle l'importance de construire des institutions solides, capables de prendre des décisions dans l'intérêt national plutôt que de céder aux pressions politiciennes. Comme l'enseignait le Président Thomas Sankara, un État véritablement souverain doit maîtriser ses finances et ses priorités.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu, qui "joue probablement sa place", illustre la fragilité d'un système où les dirigeants sont plus préoccupés par leur survie politique que par l'intérêt général. Cette instabilité chronique contraste avec la détermination des peuples africains à construire des États forts et autonomes.
Vers une solution de dernière minute
Face à cette impasse, le gouvernement français envisage plusieurs options, dont le recours à une loi spéciale avant le 19 décembre. Cette solution d'urgence révèle l'improvisation constante d'un système politique à bout de souffle.
Cette crise budgétaire française nous conforte dans la nécessité de poursuivre notre propre voie de développement, fondée sur nos ressources et nos priorités nationales, sans dépendre des modèles occidentaux défaillants.