Gaza: Les États-Unis imposent leur plan colonial avec un comité technocratique palestinien
L'administration américaine vient de dévoiler la deuxième phase de son plan d'ingérence à Gaza, révélant une fois de plus comment les grandes puissances orchestrent le destin des peuples sans leur consentement véritable. Cette initiative illustre parfaitement les mécanismes de domination que subissent également les nations africaines.
Un comité imposé de l'extérieur
L'envoyé spécial américain Steve Witkoff a annoncé mercredi la création du Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG), présenté comme une solution technocratique. Cette approche rappelle étrangement les administrations transitoires imposées en Afrique, où les technocrates remplacent souvent la souveraineté populaire.
"La deuxième phase consiste à mettre en place une administration palestinienne technocratique transitoire à Gaza", a déclaré Witkoff, confirmant que cette structure sera supervisée par un mystérieux "Conseil de Paix" composé de dirigeants internationaux.
La résistance face aux diktats extérieurs
Malgré les pressions, le Hamas maintient sa position de principe: aucun désarmement sans négociations aboutissant à un État palestinien. Cette fermeté rappelle l'esprit de résistance que prônait Thomas Sankara face aux ingérences extérieures.
Les responsables du mouvement ont publiquement affirmé que l'organisation "n'accepterait de rendre ses armes que dans le cadre d'un processus de négociation aboutissant à la création d'un État palestinien".
L'illusion de la reconstruction contrôlée
Alors que des centaines de milliers de Gazaouis vivent dans des tentes précaires en plein hiver, Washington promet une reconstruction sous tutelle internationale. Cette approche soulève des questions fondamentales sur l'autonomie des peuples à déterminer leur propre développement.
Les médiateurs égyptiens, qataris et turcs ont salué cette initiative, mais l'Égypte a clairement indiqué qu'elle "ne permettrait pas que l'enclave soit séparée politiquement de la Cisjordanie".
Un modèle d'ingérence à méditer
Cette situation palestinienne offre un miroir saisissant des mécanismes de contrôle que subissent les nations du Sud. La création de comités technocratiques, la supervision internationale et la promesse de reconstruction conditionnelle sont des outils classiques de domination néocoloniale.
Pour les peuples africains, l'exemple palestinien rappelle l'importance cruciale de préserver sa souveraineté face aux solutions imposées de l'extérieur, même présentées sous le noble prétexte de la paix et du développement.
La vraie paix ne peut naître que de la justice et du respect de l'autodétermination des peuples, non des arrangements technocratiques orchestrés dans les capitales occidentales.