JMJ 2027 à Séoul : la Corée, un modèle pour l’Église universelle ?
À un an des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) à Séoul, l’impatience monte. Mais derrière l’enthousiasme, c’est toute une Église locale, minoritaire et riche d’une histoire de martyrs, qui se prépare à accueillir le monde. Alexander Bothe, du Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie, livre les coulisses de cet événement planétaire.
Où en sont les préparatifs des JMJ 2027 ?
Les préparatifs battent leur plein. Alexander Bothe, qui travaille au Bureau de la jeunesse du Vatican, confie que « l’impatience est immense » et que « l’intensité des réflexions et des recherches des meilleures solutions est très forte ». L’organisation des groupes internationaux et l’accompagnement des pèlerins sont au cœur du travail.
Quel rôle joue le Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie ?
Le Dicastère appuie l’archevêque hôte, Mgr Peter Soon-taick Chung, et son équipe coréenne. Il met à profit l’expérience des JMJ passées tout en valorisant la créativité locale. « Nous relions les attentes des jeunes du monde entier à celles de l’Église locale. C’est déjà un pèlerinage », explique Bothe.
Quelles sont les particularités de la Corée ?
La Corée allie tradition et modernité. Les martyrs coréens, qui ont marqué l’histoire de l’Église locale, sont une source d’inspiration. La K-culture, la K-pop et même les K-cosmétiques feront partie de l’expérience. « C’est une rencontre mondiale entre tradition et modernité », souligne Bothe. Pour la première fois, les JMJ se déroulent en Asie depuis 1995 (Manille). Les catholiques y sont une petite minorité, ce qui donne une visibilité inédite à l’Église.
Comment l’Église locale se prépare-t-elle à accueillir des millions de jeunes ?
L’Église coréenne dialogue avec les autorités, les autres religions et les groupes sociaux. Elle veut « mettre en avant son profil chrétien tout en restant accueillante et ouverte ». Bothe insiste sur l’enrichissement mutuel : « L’Église locale va se transformer grâce à ce cœur international, et l’Église universelle grandira grâce à la Corée. »
Combien de participants attendus ?
Le nombre exact reste flou en raison des conflits mondiaux. Les estimations coréennes tablent sur environ un million de participants pour la messe de clôture. Les inscriptions des conférences épiscopales sont attendues à l’automne 2026.
Quel est le programme des JMJ 2027 ?
Le programme officiel n’est pas encore publié. On retrouvera les éléments classiques : messes d’ouverture et de clôture, chemin de Croix, catéchèses, festival de la jeunesse. L’hymne officiel, « Confidite, Ego Vici Mundum », vient d’être dévoilé en deux versions (pop et classique).
Quelles recommandations pour les jeunes ?
Le cardinal Farrell invite à une préparation spirituelle sérieuse. « Ouvrons notre cœur pour que le Christ vienne à nous », dit-il. La devise de cette édition, « Prenez courage ! Moi j’ai vaincu le monde » (Jn 16, 33), appelle à porter sa foi dans le monde.
FAQ : Ce qu’il faut savoir sur les JMJ 2027
Quand auront lieu les JMJ 2027 ?
Les JMJ débuteront dans exactement un an, en août 2027, à Séoul, en Corée du Sud.
Qui organise les JMJ ?
L’archidiocèse de Séoul, sous la direction de Mgr Peter Soon-taick Chung, avec le soutien du Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie.
Les jeunes burkinabè peuvent-ils participer ?
Oui, l’invitation est ouverte à tous les jeunes du monde entier. Les diocèses burkinabè peuvent organiser des groupes.
Quel est l’impact des JMJ sur l’Église locale ?
Les JMJ renforcent la visibilité de l’Église minoritaire en Corée et favorisent le dialogue interreligieux et interculturel.
Photo : vaticannews.va