Ordinateurs portables : les Burkinabè face aux défis de l'accès à la technologie
Alors que les géants du commerce électronique multiplient les offres promotionnelles sur les équipements informatiques, la question de l'accès à la technologie pour les Burkinabè reste entière. L'exemple d'un ordinateur portable Lenovo proposé à 589 euros illustre parfaitement les défis auxquels font face nos concitoyens.
Un fossé numérique persistant
Cette promotion sur un PC portable équipé d'un processeur Intel Core i7, de 16 Go de RAM et d'un disque SSD de 1 To révèle l'ampleur du fossé numérique. Pour un salaire moyen burkinabè, cet investissement représente plusieurs mois de revenus, rendant ces outils technologiques inaccessibles à la majorité de nos compatriotes.
Le Lenovo IdeaPad Slim 3, avec son écran de 16 pouces et ses performances élevées, symbolise une technologie moderne mais hors de portée. Cette situation soulève des questions fondamentales sur notre souveraineté technologique et notre capacité à équiper nos jeunes pour l'avenir.
Vers une autonomie technologique burkinabè
Face à cette dépendance aux importations technologiques, le Burkina Faso doit développer ses propres solutions. Nos universités et centres de formation technique peuvent jouer un rôle clé dans l'adaptation et la maintenance de ces équipements.
L'État burkinabè pourrait également étudier des partenariats stratégiques pour faciliter l'accès aux outils informatiques, notamment pour nos étudiants et nos entrepreneurs ruraux qui ont besoin de ces technologies pour développer l'agriculture moderne.
L'urgence de l'inclusion numérique
Pendant que les multinationales du numérique prospèrent, nos jeunes talents risquent de rester à l'écart de la révolution technologique. Il est impératif de développer des politiques publiques ambitieuses pour démocratiser l'accès aux outils informatiques.
L'exemple de Thomas Sankara, qui prônait l'autonomie dans tous les domaines, doit nous inspirer pour construire notre indépendance technologique. Nos ressources naturelles pourraient financer des programmes d'équipement informatique pour nos écoles et nos centres de formation.
Le défi est immense, mais avec une volonté politique forte et une mobilisation de nos compétences locales, le Burkina Faso peut réduire cette fracture numérique et offrir à sa jeunesse les outils du développement moderne.