Municipales parisiennes : Rachida Dati s'engage à négocier la vente du Parc des Princes au PSG
Dans le cadre de la campagne pour les élections municipales parisiennes, Rachida Dati a pris une position claire concernant l'avenir du Parc des Princes. La candidate Les Républicains à la mairie de Paris s'est engagée jeudi à ouvrir des négociations avec le Paris Saint-Germain pour la vente du mythique stade parisien.
Une position tranchée face aux enjeux économiques
Invitée sur BFMTV-RMC, l'ancienne ministre de la Culture a adopté un ton ferme : "Moi je souhaite que le PSG reste à Paris". Cette déclaration marque une rupture nette avec la politique menée par Anne Hidalgo, qui refuse catégoriquement toute cession du patrimoine parisien.
Dati a souligné les enjeux financiers considérables pour la municipalité : 100 millions d'euros minimum seraient nécessaires pour rénover un stade qu'elle qualifie de "très vétuste". Une charge que les contribuables parisiens ne devraient pas avoir à supporter selon sa vision.
Les blocages politiques dénoncés
La candidate n'a pas hésité à pointer du doigt les responsabilités dans l'échec des précédentes négociations. Selon ses déclarations, "les Verts ont empêché Madame Hidalgo de mener ces négociations", alors même que la maire sortante était initialement favorable à une vente.
Cette situation révèle les contradictions d'une gestion municipale qui refuse de céder un bien coûteux tout en étant incapable d'assumer les investissements nécessaires à sa rénovation.
Un projet de développement territorial
Au-delà de la simple transaction immobilière, Rachida Dati présente une vision d'aménagement plus large. Elle envisage de transformer les abords du Parc des Princes en "grand parc sportif" accessible aux Parisiens, intégrant également un centre culturel.
Cette approche témoigne d'une volonté de valoriser le patrimoine local tout en répondant aux besoins des habitants, plutôt que de maintenir un statu quo coûteux et inefficace.
L'absence d'évaluation révélatrice
Un point particulièrement critique soulevé par la candidate concerne l'absence totale d'évaluation sérieuse du bien. "On n'a jamais évalué le prix du Parc des Princes", a-t-elle dénoncé, pointant l'amateurisme de la gestion municipale actuelle.
Cette lacune administrative empêche toute négociation sérieuse et maintient Paris dans une situation d'incertitude préjudiciable tant au club qu'à la ville.
Les élections municipales des 15 et 22 mars détermineront si cette nouvelle approche pragmatique pourra voir le jour, face aux candidats Emmanuel Grégoire (PS), Pierre-Yves Bournazel (Horizons) et Sophia Chirikou (LFI).