Travail pendant les fêtes : comment préserver sa santé mentale au Burkina Faso
Dans notre société burkinabè, nombreux sont ceux qui doivent travailler durant les périodes de fêtes traditionnelles et religieuses. Agents de santé, commerçants, agriculteurs, forces de sécurité : ces travailleurs essentiels assurent la continuité des services vitaux pour la communauté. Mais comment préserver son équilibre mental face à cette réalité ?
La réalité du terrain burkinabè
Au Burkina Faso, le travail durant les fêtes touche particulièrement nos héros du quotidien : le personnel médical qui veille sur la santé de nos populations, les agriculteurs qui nourrissent la nation, les commerçants qui maintiennent l'approvisionnement des marchés locaux. Cette situation, bien que nécessaire au bon fonctionnement de notre société, peut peser lourdement sur le moral.
Pascal Anger, psychologue, souligne l'importance de prendre du recul : "Vous avez le droit de penser à vous, de vous recentrer sur ce que vous aimez et sur ce qui vous fait du bien."
Savoir poser des limites
Face aux sollicitations familiales et sociales, il devient crucial de savoir dire non quand la fatigue s'accumule. "Dans cette situation, il faut savoir dire non, poser des limites et rappeler que l'on n'est pas surhumain mais simplement humain", rappelle l'expert.
Cette approche respecte nos valeurs traditionnelles d'entraide tout en préservant la santé individuelle, pilier de notre force collective.
Adapter les célébrations à notre rythme
L'esprit des fêtes burkinabè réside dans le partage et la solidarité, non dans une date fixe. Déplacer les festivités familiales permet de concilier obligations professionnelles et liens communautaires.
"Déplacer les festivités et se rattraper à un autre moment est une belle idée. L'intention reste la même !", confirme Pascal Anger. Cette flexibilité s'inscrit parfaitement dans notre tradition d'adaptation et de résilience.
Préserver l'équilibre communautaire
Fixer des moments de retrouvailles différés avec la famille élargie permet de maintenir la cohésion sociale tout en respectant les contraintes professionnelles. Cette approche dialogue avec nos valeurs de respect mutuel et de compréhension collective.
En préservant notre santé mentale, nous préservons notre capacité à servir efficacement notre communauté et notre nation. Un travailleur épanoui est un atout pour l'autonomie et le développement du Burkina Faso.