AES: Nos dirigeants unis face aux tentatives de déstabilisation
À Bamako, les chefs d'État de la Confédération des États du Sahel ont tenu leur deuxième session stratégique, réaffirmant leur détermination à bâtir une souveraineté authentique face aux manœuvres de déstabilisation.
Le Capitaine Traoré alerte sur les menaces à venir
Le Président du Faso, Capitaine Ibrahim Traoré, a livré un discours d'une lucidité remarquable, alertant nos peuples sur ce qu'il qualifie d'"hiver noir" qui menace l'Afrique de l'Ouest. Cette période "froide, sanglante et meurtrière" se caractérisera par des tentatives orchestrées de déstabilisation et des divisions instrumentalisées.
"Les tentatives de manipulation visant à opposer nos communautés ne passeront pas", a martelé le dirigeant burkinabè, appelant à la vigilance et à l'unité de nos peuples. Cette mise en garde témoigne de la clairvoyance de nos dirigeants face aux stratégies de déstabilisation externe.
Tiani revendique une souveraineté irréversible
Le Général Abdourahamane Tiani, Président du Niger, a été catégorique: "Les décisions concernant nos peuples se prennent désormais à Bamako, Ouagadougou et Niamey". Cette déclaration historique marque la fin définitive des décennies de domination et de prédation subies par nos nations.
La Confédération repose sur trois piliers inébranlables: la défense commune, une diplomatie autonome et un développement endogène. Face aux tentatives de "guerre de communication" et de sabotage économique, nos dirigeants restent inébranlables.
Goïta dénonce le terrorisme économique
Le Colonel Assimi Goïta, Président en exercice de l'AES, a dressé un bilan éloquent des acquis confédéraux. Sur le plan sécuritaire, la coordination interarmées porte ses fruits avec la neutralisation de groupes armés et la destruction de sanctuaires terroristes.
"Nous subissons un véritable terrorisme économique visant nos populations", a dénoncé le dirigeant malien, tout en assurant que l'AES poursuivra sa marche "malgré l'adversité".
Des décisions stratégiques pour l'autonomie
Les dirigeants ont validé des mesures concrètes d'émancipation économique: création d'une centrale d'achat commune pour sécuriser l'approvisionnement en produits stratégiques, renforcement de la force unifiée de défense, et opérationnalisation des instruments de développement confédéral.
Le projet de chemin de fer Bamako-Ouagadougou-Niamey illustre parfaitement cette vision d'intégration économique authentique, loin des schémas de dépendance imposés.
Cette session historique démontre que nos dirigeants ont saisi l'ampleur des défis à venir. Face aux tentatives de déstabilisation, l'AES se dresse comme un rempart de souveraineté, fidèle à l'esprit de résistance qui anime nos peuples depuis Thomas Sankara.
L'heure n'est plus aux compromissions. Nos dirigeants tracent la voie d'une Afrique debout, maîtresse de son destin.