Céline Dion à Paris : quand la mode des grandes maisons profite à l’image de la star
Depuis son arrivée à Paris le 28 août, Céline Dion ne pose plus seulement sur les tapis rouges. Chacune de ses sorties de l’hôtel Royal Monceau, avant ses seize concerts à La Plénitude Arena dès le 12 septembre, déclenche une vague de commentaires sur les réseaux sociaux. Derrière cette métamorphose, une styliste de longue date et des marques de luxe qui s’arrachent la visibilité offerte par la chanteuse.
Des tenues qui font vendre, des marques qui se frottent les mains
La chanteuse alterne trench asymétrique Alaïa, veste en cuir effet crocodile Tom Ford, veste péplum Givenchy avec un jean ou robe noire Loewe. Chez Alaïa, l’effet est déjà concret.
« On a régulièrement des appels pour nous demander des renseignements sur cette pièce », confie une boutique à propos du trench beige, attendu en novembre au prix de 3 500 euros. L’enseigne parle d’« une grande fierté et un joli coup de projecteur ». Une tunique noire asymétrique Alaïa a aussi été mise en avant en boutique, et les clients évoquent régulièrement Céline Dion devant cette silhouette.
Le secret des coulisses : une styliste de confiance et une liberté totale
Derrière ces apparitions, une organisation rodée. La Canadienne travaille avec Annie Horth, sa styliste de 2006 à 2016. Celle-ci observe les défilés, sélectionne des silhouettes puis soumet ses idées. Une fois approuvées, les maisons sont sollicitées pour prêter ou offrir les pièces.
« Il ne s’agit pas de placement de produit », précise au Parisien Anne Tourneux, styliste et consultante pour la télévision. Céline Dion ne serait liée par aucun contrat aux marques et profiterait d’« une liberté vestimentaire totale ». Cette liberté lui permet même de mélanger plusieurs griffes, alors que certaines maisons réclament habituellement un total look.
Rien n’est pourtant improvisé. Selon Dinah Sultan, directrice de style chez Peclers, les choix sont préparés plusieurs semaines auparavant. Anne Tourneux estime que, pour une seule silhouette retenue, trois ou quatre fois plus de vêtements peuvent être acheminés au Royal Monceau. Ces apparitions relèvent d’un phénomène devenu essentiel dans la communication des célébrités. Charlotte Moreau, journaliste mode à Elle, parle de looks « off duty » : les stars savent que leurs déplacements ordinaires seront photographiés et construisent désormais cette image.
Une « icône » qui se libère et qui profite aux grandes maisons
Pour Anne Tourneux, ces tenues peuvent même compter davantage que celles des tapis rouges. Dans le cas de Céline Dion, elles accompagnent parfaitement son retour parisien.
« C’est un moyen de communication énorme pour ses shows », analyse Dinah Sultan dans Le Parisien. La chanteuse transforme ainsi l’attente devant son hôtel en prolongement de son spectacle. Les marques profitent instantanément de cette visibilité mondiale.
Cette garde-robe raconte enfin une nouvelle étape dans l’image de Céline Dion. Dinah Sultan voit « une icône qui se libère à nouveau après avoir vécu cinq ans en autarcie », tandis qu’Anne Tourneux évoque des silhouettes modernes, structurées et moins tapageuses que durant sa collaboration avec Law Roach. Volumes, matières et coupes sculpturales donnent aujourd’hui le ton. Alaïa, Givenchy, Loewe ou Tom Ford bénéficient de cette Fashion Week improvisée, mais Céline Dion reste aux commandes de son allure.
Cet article a été adapté pour Le Journal Burkinabe à partir d’une dépêche de Closermag.fr.