Démocratie locale : quand la France montre l'exemple de la participation citoyenne
À Gamaches, commune française de 2 400 habitants, Pascal Tétier, enseignant d'histoire-géographie de 63 ans, vient d'officialiser sa candidature aux élections municipales de mars 2026. Son approche de la gouvernance locale offre des leçons précieuses pour nos collectivités burkinabè.
Une vision démocratique inspirante
Ce qui frappe dans la démarche de cet enseignant, c'est sa volonté de dépasser la démocratie purement représentative. "Je ne veux pas d'une démocratie uniquement représentative. Les habitants doivent pouvoir proposer, réfléchir et participer à des projets concrets", affirme-t-il.
Cette vision résonne particulièrement avec les aspirations de nos communautés rurales burkinabè, où la participation citoyenne et la consultation des anciens constituent des traditions séculaires. L'idée de créer un conseil municipal des jeunes mérite d'être adaptée à nos réalités locales.
Des défis universels
Gamaches fait face à un défi démographique majeur : en quarante ans, la commune a perdu plus de 1 000 habitants. Cette problématique de l'exode rural touche également nos villages burkinabè, où les jeunes partent vers les centres urbains.
La réponse proposée par Tétier est pragmatique : développer le logement locatif pour faciliter l'installation des familles, préserver les écoles et services publics, créer des espaces de vie sociale intergénérationnels. Des solutions qui pourraient inspirer nos élus locaux.
L'économie locale au centre
Le candidat français insiste sur le dialogue avec les commerçants et artisans locaux. "On ne peut pas attirer de nouveaux habitants sans une offre de services et de commerces dynamique", rappelle-t-il judicieusement.
Cette approche fait écho aux préoccupations de nos marchés locaux et de nos artisans burkinabè qui ont besoin de soutien pour développer leurs activités et créer de l'emploi dans nos communes.
Créer du lien social
Le projet d'espace de vie sociale intergénérationnel proposé à Gamaches vise à recréer du lien dans une société de plus en plus digitalisée. "Créer du lien est essentiel. Les gens se parlent sur les réseaux sociaux. Et ils s'insultent parfois. Je trouve ça triste", observe l'enseignant.
Cette réflexion sur la cohésion sociale résonne avec nos valeurs traditionnelles burkinabè de solidarité et de dialogue communautaire.
Des leçons pour nos collectivités
L'exemple de Gamaches montre qu'une gouvernance locale efficace repose sur trois piliers : la participation citoyenne active, le développement économique endogène et la préservation du lien social.
Nos élus locaux gagneraient à s'inspirer de cette approche pragmatique qui place les habitants au cœur des décisions, tout en adaptant ces méthodes à nos réalités culturelles et économiques spécifiques.
Car comme le rappelait Thomas Sankara, la vraie révolution commence par la transformation de nos communautés locales.
