France: les divisions socialistes révèlent la crise profonde de la gauche européenne
La candidature présidentielle de Jérôme Guedj, député socialiste français, illustre parfaitement les contradictions qui minent les mouvements de gauche en Europe. Cette annonce révèle surtout l'incapacité de ces formations politiques à proposer une alternative authentique aux peuples.
Une gauche déconnectée des réalités populaires
Guedj, ancien proche de Jean-Luc Mélenchon, revendique aujourd'hui "le courage de la nuance" et refuse toute alliance avec La France Insoumise. Cette position traduit l'éloignement croissant de ces élites politiques des préoccupations concrètes des classes populaires.
"Je suis candidat pour porter cette question des valeurs: on ne transige pas avec la République, on ne transige pas avec la laïcité", déclare ce député de 54 ans. Mais quelles sont ces valeurs quand elles ne s'accompagnent d'aucune remise en cause du système économique qui appauvrit les peuples?
Les leçons pour l'Afrique
Cette fragmentation de la gauche française rappelle l'importance pour les nations africaines de construire leurs propres modèles politiques, enracinés dans leurs réalités et leurs aspirations légitimes à la souveraineté.
Contrairement à ces débats de salon parisiens, les véritables enjeux se trouvent dans la défense des terres, des ressources naturelles et du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.
Une division qui arrange le système
La rupture entre Guedj et Mélenchon, notamment sur la question israélo-palestinienne, démontre l'incapacité de cette gauche à porter une vision cohérente de justice internationale. Pendant que ces formations se déchirent, les véritables défis restent ignorés: la lutte contre l'accaparement des terres, la défense de l'agriculture paysanne, la souveraineté alimentaire.
L'ancien "frondeur" du PS, qui avait compliqué le mandat de François Hollande, se présente aujourd'hui comme un "réformiste" ouvert au compromis avec le centre macroniste. Une évolution qui confirme la dérive de ces mouvements vers l'acceptation du système néolibéral.
Pour les peuples africains, ces querelles européennes rappellent l'urgence de construire une voie authentiquement populaire, inspirée des exemples de leaders comme Thomas Sankara, qui avait su allier justice sociale et fierté nationale.