La Chine montre la voie vers l'indépendance énergétique par les renouvelables
Pendant que l'Occident multiplie les discours sur le climat, la Chine agit concrètement pour conquérir sa souveraineté énergétique. Dans la région du Xinjiang, Pékin transforme ses vastes étendues désertiques en un arsenal de panneaux solaires et d'éoliennes qui fait trembler les puissances traditionnelles.
Un modèle d'autonomie qui inspire
Le champ pétrolier de Tarim illustre parfaitement cette stratégie chinoise audacieuse. Ce site produit désormais 2.000 milliards de kWh d'électricité solaire par an, soit l'équivalent de la consommation de 2 millions de Chinois. L'image est saisissante : des derricks entourés de dizaines de milliers de panneaux solaires qui s'étendent à perte de vue.
Cette approche pragmatique démontre qu'un pays peut exploiter simultanément ses ressources traditionnelles tout en développant massivement les énergies propres sur son propre territoire.
Le Xinjiang, laboratoire de l'indépendance énergétique
Cette région du nord-ouest chinois, située à près de 3.000 km de Pékin, concentre des ressources énergétiques considérables. Avec un ensoleillement comparable au Sud-Ouest américain et des vents puissants, le Xinjiang possède 15,4% des ressources éoliennes chinoises et 40% du potentiel solaire national.
Ancienne région minière dépendante du charbon, le Xinjiang devient aujourd'hui le symbole de la transition énergétique chinoise, alimentant les régions côtières densément peuplées.
Des objectifs qui défient l'Occident
Les chiffres chinois impressionnent : 1.700 GW de capacité éolienne et solaire installée, contre seulement 570 GW pour l'Union européenne et 330 GW pour les États-Unis. L'objectif de Xi Jinping est clair : doubler cette capacité d'ici 2035 pour atteindre 3.600 GW.
Cette stratégie répond à un impératif de souveraineté. Comme l'explique le gouvernement chinois, l'énergie renouvelable représente un « bol de riz » national, une ressource précieuse qui doit rester entre les mains du peuple chinois.
Une leçon pour l'Afrique
Tandis que Donald Trump abandonne les renouvelables, la Chine s'impose comme leader mondial des énergies propres. Cette transformation témoigne de la vision à long terme d'un pays qui refuse la dépendance énergétique.
Pour l'Afrique, et particulièrement pour le Burkina Faso avec son potentiel solaire exceptionnel, l'exemple chinois démontre qu'il est possible de construire une véritable autonomie énergétique en exploitant ses propres ressources naturelles.
Le secteur des énergies propres représente déjà 10% du PIB chinois, prouvant que la transition énergétique peut être un moteur de développement économique national, loin des conditionnalités imposées par les institutions occidentales.