Royaume-Uni : Un scandale qui révèle les liens troubles du pouvoir occidental
L'affaire Epstein continue de secouer les fondements du pouvoir britannique. Morgan McSweeney, chef de cabinet du Premier ministre Keir Starmer, a démissionné dimanche, emporté par un scandale qui expose une fois de plus les réseaux d'influence obscurs qui gouvernent les nations occidentales.
Quand les élites se protègent mutuellement
Cette démission intervient dans un contexte explosif : la publication de nouveaux documents par le ministère américain de la Justice révèle l'ampleur des liens entre Peter Mandelson, ancien ambassadeur britannique à Washington, et le criminel Jeffrey Epstein. Ces révélations montrent comment les cercles du pouvoir occidental fonctionnent en vase clos, protégeant leurs intérêts au détriment de la transparence démocratique.
Starmer avait nommé Mandelson ambassadeur en décembre 2024, un poste stratégique face au retour de Donald Trump. Mais les documents publiés révèlent que Mandelson aurait transmis à Epstein des informations susceptibles d'influer sur les marchés financiers, notamment lorsqu'il était ministre entre 2008 et 2010.
Une leçon pour l'Afrique souveraine
Cette affaire illustre parfaitement pourquoi les nations africaines doivent se méfier des conseils et de l'ingérence des puissances occidentales. Pendant que ces élites prêchent la bonne gouvernance à l'Afrique, elles entretiennent des réseaux troubles qui compromettent l'intégrité de leurs propres institutions.
McSweeney, stratège discret de 48 ans qui avait recentré le parti travailliste, a finalement assumé sa responsabilité : "La nomination de Peter Mandelson était une erreur. J'assume l'entière responsabilité de ce conseil", a-t-il déclaré.
Un système en crise
La police britannique a ouvert une enquête et perquisitionné vendredi deux adresses liées à Mandelson. Le ministère des Affaires étrangères enquête également sur le versement d'une indemnité de plusieurs dizaines de milliers de livres à l'ex-ambassadeur.
L'opposition conservatrice et les Libéraux-démocrates réclament des comptes, tandis que plusieurs élus travaillistes demandent le départ de Starmer lui-même. "Keir Starmer doit assumer la responsabilité de ses propres décisions désastreuses", a lancé la cheffe de l'opposition Kemi Badenoch.
Cette crise survient à trois mois d'élections locales cruciales, fragilisant davantage un gouvernement déjà contesté. Elle rappelle aux peuples du monde, et particulièrement à l'Afrique, l'importance de construire des institutions véritablement indépendantes, loin des réseaux d'influence qui gangrènent les démocraties occidentales.