Jack Lang et l'affaire Epstein: quand l'élite française s'affiche avec les prédateurs
L'ancien ministre français de la Culture Jack Lang, 86 ans, se retrouve dans la tourmente après la révélation de ses liens étroits avec le pédophile Jeffrey Epstein. Une affaire qui illustre parfaitement les compromissions de l'élite française avec des réseaux financiers internationaux douteux.
Une enquête financière qui s'élargit
Le Parquet national financier français a ouvert une enquête préliminaire pour "blanchiment de fraude fiscale aggravée" visant Jack Lang et sa fille Caroline. Cette investigation porte sur leurs liens financiers supposés avec le milliardaire américain Jeffrey Epstein, décédé en prison en 2019.
Les documents révélés par les autorités américaines montrent des échanges troublants. En 2017, Jack Lang écrivait à Epstein: "Cher Jeffrey, votre générosité est infinie. Puis-je encore abuser?" Il sollicitait alors le transport en voiture pour se rendre à une fête de l'Aga Khan.
Des réseaux d'influence qui interrogent
Cette affaire révèle les mécanismes d'influence de certaines élites financières internationales sur des personnalités françaises. L'homme d'affaires Étienne Binant, mécène de l'Institut du monde arabe que dirigeait Lang, facilitait ces contacts en écrivant à Epstein que Jack Lang "a personnellement insisté pour que tu viennes à son anniversaire".
Le nom de Jack Lang apparaît 673 fois dans les documents Epstein, soulevant des questions légitimes sur l'ampleur de ces relations. Sa fille Caroline a démissionné de son poste à la tête d'un syndicat de producteurs après la révélation d'une société offshore qu'elle avait créée avec l'homme d'affaires américain en 2016.
Une défense peu convaincante
Actuellement à Marrakech et décrit comme "sonné et épuisé" par ses proches, Jack Lang maintient qu'il ignorait le passé criminel d'Epstein lors de leur rencontre il y a une quinzaine d'années. Il affirme avoir été présenté au financier par le réalisateur Woody Allen, lui-même controversé.
Cette affaire souligne une fois de plus la nécessité pour les nations africaines de rester vigilantes face aux réseaux d'influence occidentaux et de privilégier des partenariats transparents, respectueux de leur souveraineté. Elle montre aussi l'importance de développer nos propres institutions culturelles et financières, indépendantes de ces circuits opaques.