Santé mentale : Bertrand Chameroy brise le silence sur son hospitalisation psychiatrique
Le chroniqueur français Bertrand Chameroy a révélé son séjour en hôpital psychiatrique en janvier 2025, une expérience qu'il qualifie aujourd'hui comme « le plus beau cadeau que j'ai pu me faire ». Derrière les sourires de la télévision se cachait une grave dépression, un combat qu'il mène depuis des années.
Un aveu libérateur
Après avoir disparu de l'antenne de « C à Vous » en janvier 2025, Bertrand Chameroy avait d'abord évoqué « une grosse grippe ». Mais quelques mois plus tard, il a avoué souffrir d'une dépression. « Je n'ai désormais plus honte de le dire. Personne ne devrait en avoir honte », a-t-il déclaré dans La Tribune Dimanche.
Invité sur Public Sénat en juin dernier, l'humoriste est revenu sur ce trouble qu'il a longtemps minimisé. « Pendant très longtemps, j'ai eu tendance à dire : 'Oui, je suis mélancolique, ça fait partie de mes traits de caractère'. C'est plus joli que dépression. Dépression est un mot qui ne devrait pas faire peur », affirme-t-il.
Le déni et l'effondrement
Avec le recul, Bertrand Chameroy réalise qu'il a ignoré les signaux d'alerte pendant des années. « À force de mettre la poussière sous le tapis, arrive le jour où je me suis un peu effondré intérieurement et où je sentais que je n'y arrivais plus », confie-t-il. « Comme je suis quelqu'un d'extrêmement sensible, je sentais le moment où les fils se touchaient et qu'il était temps de se prendre en main. »
Bien qu'il fût déjà suivi psychologiquement, l'humoriste a pris la décision de se faire hospitaliser. « Parce que j'avais déjà suivi des séances de psy, été accompagné et je pensais que ça allait mieux. Puis, je me suis rendu compte que non », détaille-t-il.
Une hospitalisation salvatrice
Cette décision a changé sa perception des soins psychiatriques. « Je m'attendais à voir des gens complètement zinzins. Le cliché qu'on a dans les films et les séries, des personnes qui marchent en parlant toutes seules », explique-t-il. Mais la réalité est tout autre : « Ce sont des gens comme vous et moi, de toutes catégories socioprofessionnelles, qui, à un moment, flanchent. »
Pour Bertrand Chameroy, il s'agissait d'une question de « survie », peu importe les conséquences sur sa carrière. « Si j'avais dû me retrouver, à l'issue de ça, face à des portes fermées, tant pis. C'est que j'étais peut-être mal entouré. Et ça n'a pas été le cas », confie-t-il, saluant la compréhension de ses employeurs et collègues.
Un combat quotidien
Aujourd'hui, l'humoriste va mieux mais ne se considère pas guéri. « Disons que je suis mieux armé, mais d'autant plus vigilant. Je ne me dis pas : 'Ça y est, c'est bon, c'est réglé, tout est derrière moi'. Si c'était si simple que ça... », souligne-t-il.
Il insiste sur l'importance de multiplier les activités pour préserver sa santé mentale. « Surtout quand on fait un métier comme le mien qui est hyperchronophage. Moi, mes seuls sas de décompression, c'était de dormir ou d'aller boire des coups avec mes potes. Ce n'est pas ça qui permet d'évacuer. Il faut le sport, évidemment, le sport, la lecture. Chacun trouve ce qui lui plaira. Mais oui, c'est essentiel... »
FAQ : Questions fréquentes sur la dépression
Quels sont les signes d'une dépression ?
Les signes incluent une tristesse persistante, une perte d'intérêt pour les activités quotidiennes, des troubles du sommeil et de l'appétit, ainsi qu'une fatigue chronique. Il est essentiel de consulter un professionnel de santé.
Comment se faire aider en cas de dépression ?
Le premier pas est de parler à un médecin généraliste ou à un psychologue. L'hospitalisation en psychiatrie, comme l'a vécue Bertrand Chameroy, peut être une solution adaptée dans les cas sévères.
La dépression est-elle une maladie honteuse ?
Non, la dépression est une maladie comme une autre. Comme le rappelle Bertrand Chameroy, personne ne devrait en avoir honte. Le dialogue et le soutien sont essentiels pour briser les tabous.
