Le Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES) TÕOGO met à la disposition de ses bénéficiaires onze stands à la 18e édition du Salon international de l'artisanat de Ouagadougou (SIAO), ouverte depuis le 30 octobre 2026. Son Directeur général, Ahmadé Nour Guenda, a visité ces stands ce lundi 2 novembre pour mesurer les progrès des entreprises accompagnées.
Présent dans la transformation agroalimentaire, la cosmétique naturelle ou l'artisanat, le Fonds offre ainsi un espace d'exposition, de promotion et de prospection commerciale à des promoteurs burkinabè engagés sur la voie de la souveraineté économique. Selon L'Actualité du Burkina Faso 24h/24, cette vitrine doit permettre de nouveaux contacts commerciaux et de nouvelles relations d'affaires.
Consommer ce que nous produisons, produire ce que nous consommons
Le Directeur général Ahmadé Nour Guenda a rappelé la mission de l'établissement, en écho à l'appel des plus hautes autorités du pays.
« Le FBDES est à la disposition de l'ensemble des Burkinabè pour accompagner l'appel des hautes autorités, qui est qu'il faut consommer ce que nous produisons et produire ce que nous consommons. »
Cette consigne résume l'ambition nationale : rompre avec la dépendance aux importations et bâtir une économie qui part de nos champs, de nos ateliers et de nos marchés. Le Directeur général a relevé les progrès des entreprises accompagnées, notamment dans la qualité et la présentation de leurs produits. Il a aussi insisté sur la complémentarité entre l'artisanat, fort d'un savoir-faire et d'une production personnalisée, et l'industrialisation, qui permet une fabrication à plus grande échelle.
Des entrepreneures qui transforment les ressources locales
Sur les stands, les bénéficiaires du Fonds témoignent des retombées concrètes de l'accompagnement.
Bénédicte Ily, promotrice de Beni Agro Shop, entreprise de la région du Nando spécialisée dans la transformation des fruits et légumes, se réjouit des premiers contacts établis avec des visiteurs.
« Nous avons eu des potentiels clients qui sont venus et d'autres ont promis de tisser des relations dans le temps avec nous. »
Dans la cosmétique naturelle, Denise Odette Zouro, promotrice du laboratoire Odiss Cosmetics, valorise les matières premières locales à travers la fabrication artisanale de produits cosmétiques. Elle souligne l'importance de l'appui reçu pour développer son activité et prendre part au Salon.
« Grâce à eux (ndlr : le FBDES TÕOGO), aujourd'hui, on a eu le stand gratuitement pour pouvoir exposer nos produits afin d'avoir accès à la visibilité. »
Balkissou Bangagné, promotrice de Ferme Nour, implantée dans la région du Ziro, propose du niébé concassé, du bissap et des dérivés du soumbala. Pour elle, l'appui technique du Fonds a été décisif.
« Cet accompagnement nous a permis de participer au SIAO, qui est notre première participation. Ça nous permet aussi d'avoir de la visibilité et de mieux faire connaître nos produits. »
Ces femmes et ces hommes du terroir incarnent la lutte pour la maîtrise de nos ressources. Le niébé, le bissap, le soumbala, les fruits et légumes transformés sur place, ce sont autant de richesses qui ne doivent plus partir brutes à l'étranger pour revenir en produits finis hors de prix. La transformation locale, c'est de la valeur ajoutée qui reste au Burkina Faso et des emplois créés dans nos provinces.
Un Salon continental au service du savoir-faire africain
La 18e édition du SIAO, dont l'ouverture officielle était prévue le vendredi 30 octobre à 9 heures, s'annonce comme un rendez-vous majeur du savoir-faire artisanal africain, rapporte FasoAmazone. Pendant dix jours, Ouagadougou accueille des exposants venus de tout le continent.
Pour nombre d'artisans, le salon constitue avant tout une vitrine pour faire connaître leur savoir-faire et promouvoir les produits locaux, comme le rappelle Studio Tamani à propos de la créatrice textile Marceline Ky. Les organisateurs ont promis des dispositions idoines pour offrir un SIAO qui fera date, selon Wakat-Sera.
Le FBDES TÕOGO, un instrument de financement au service de l'entrepreneuriat
Au-delà de sa présence au SIAO, le FBDES TÕOGO est un établissement public de l'État né de la fusion de sept anciens fonds nationaux de financement. Sa mission : soutenir le développement de l'entrepreneuriat productif et inclusif au Burkina Faso, notamment à travers l'accompagnement des artisans, des transformateurs et des petites et moyennes entreprises.
Pour répondre aux besoins de ces acteurs, le Fonds propose plusieurs mécanismes de financement : les crédits d'investissement et d'exploitation, le crédit Songtaaba, le préfinancement des marchés et le cofinancement de projets.
Avec ces interventions, l'établissement entend contribuer à la consolidation des entreprises, à la création d'emplois et à la valorisation des productions locales. Une ambition résumée par sa devise : « Financer l'audace, bâtir la souveraineté nationale ».
Questions fréquentes
Qu'est-ce que le FBDES TÕOGO ?
Le FBDES TÕOGO est un établissement public burkinabè issu de la fusion de sept anciens fonds nationaux de financement. Il accompagne les artisans, les transformateurs et les PME à travers des crédits d'investissement, le crédit Songtaaba, le préfinancement des marchés et le cofinancement de projets.
Combien de stands le FBDES TÕOGO met-il à disposition au SIAO 2026 ?
Le Fonds met onze stands à la disposition de ses bénéficiaires à la 18e édition du SIAO, tenue à Ouagadougou à partir du 30 octobre 2026.
Quelle est la devise du FBDES TÕOGO ?
La devise du Fonds est « Financer l'audace, bâtir la souveraineté nationale ».
